ENSEMBLE, BRISONS LES PRÉJUGÉS!

Voici quelques mythes et préjugés qui, malheureusement, sont encore bien présents dans notre société. Ils ont pour effet, entre autres, de minimiser ou banaliser les impacts reliés aux agressions sexuelles. Ensemble, mettons-y fin !

 

La violence sexuelle ne me concerne pas car je n’en ai jamais été victime

FAUX ! Si on regarde les statistiques et le nombre de personnes affectées par la violence sexuelle, il est presque certain d’affirmer que je vais tôt ou tard, dans ma vie, connaître une personne ayant été agressée ou même connaître un agresseur. Être en contact avec une personne ayant été agressée sexuellement ou avec un agresseur peut m’arriver et me faire vivre toutes sortes d’émotions contradictoires.

 

Une agression peut être un malentendu entre la personne agressée et l’agresseur

FAUX ! On entend souvent dire : quand une fille dit «non», ça veut dire «peut-être». Il est faux de traduire un refus en une permission de continuer l’activité sexuelle. Une chose est certaine : NON ne veut rien dire d’autre que NON. De plus, à tout moment dans une relation, une personne peut refuser de continuer, même si certains contacts sexuels, comme des baisers, ont été faits.

 

Une personne agressée peut ressentir du plaisir au moment de l’agression

VRAI ! Il est possible qu’une stimulation sexuelle soit ressentie au moment de l’agression. Mais toutes les agressions sexuelles sont des actes de violence inacceptables, que la personne agressée ait ressentie ou non du plaisir.

 

Les « filles faciles » sont plus souvent exposées aux risques d’agression sexuelle

FAUX ! Personne n’est à l’abri d’une agression sexuelle, quels que soient son âge, son comportement, sa réputation, son milieu d’origine, etc. Enfant, femme, homme, personne n’a à subir de la violence sexuelle.

 

Un homme agressé par une femme n’est pas vraiment considéré comme une victime

FAUX ! Un homme qui a été agressé sexuellement, par une femme ou un homme, vivra des conséquences similaires à celle d’une femme agressée.
Il est important de ne faire aucune discrimination lorsqu’on parle d’agression sexuelle. Certains hommes ayant été agressés dans le passé, ou même ayant vécu une agression récente, peuvent avoir de la difficulté à demander de l’aide. En effet, la société actuelle nous a habitués au stéréotype de l’homme fort, viril et qui ne s’en laisse pas imposer. C’est un préjugé qui ne fait que nuire à la lutte contre les agressions sexuelles et il doit être brisé. Si vous êtes un homme et que vous avez vécu une agression, il est important d’en parler. C’est un premier pas pour recevoir du soutien.

 

L’alcool et la drogue sont souvent en cause lors d’agressions sexuelles

FAUX ! La personne qui commet une agression sexuelle peut utiliser ces excuses pour minimiser l’importance de ses gestes. Elle est seule responsable de ses actes et aucun élément extérieur, comme l’usage d’alcool ou de drogues, ne peut l’excuser ou justifier une agression sexuelle. Comme pour la conduite automobile, l’alcool et la drogue ne sont pas des circonstances atténuantes.

 

Les agressions sexuelles sont toujours spontanées.

FAUX ! La plupart des agressions sexuelles ne sont pas spontanées : elles sont fréquemment planifiées à l’avance. Souvent, l’agression sexuelle est commise par des hommes ou des femmes qui veulent forcer une intimité sexuelle.

 

Les personnes ayant été agressées sexuellement prétendent avoir subi des agressions sexuelles afin d’attirer l’attention et la sympathie de leur entourage.

FAUX ! C’est malheureusement une réaction courante de penser que les personnes mentent. Il n’est pas facile, autant pour les femmes que pour les hommes, de dévoiler publiquement une agression parce qu’on craint la réaction des autres, d’être interrogé sur les circonstances (habillement, seule dans un bar…), de subir le jugement des autres ou les représailles de l’agresseur.

 

Les hommes qui agressent sexuellement des garçons sont des homosexuels.

FAUX ! La violence sexuelle est une question de pouvoir et non d’orientation sexuelle. Il est possible qu’un agresseur sexuel ait des préférences quant à l’âge et au sexe de la personne qu’il agresse.

 

Si une personne est sexuellement stimulée ou a un orgasme lors de l’agression, cela veut dire qu’elle participe volontairement ou ressent du plaisir.

FAUX ! Il est possible de ressentir des stimulations lors d’une agression. Il s’agit d’une réaction organique, et non d’une excitation qui valide les gestes d’agression. En aucun cas, cette excitation ne peut être associée à un consentement.

 

Les garçons agressés sexuellement par des hommes deviennent des homosexuels.

FAUX ! L’orientation sexuelle d’une personne ayant été agressée sexuellement n’est jamais déterminée par ce facteur. Il est faux de croire qu’une personne est homosexuelle parce qu’elle a été agressée par une personne du même sexe qu’elle.

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